PET SHOP BOYS IN PARIS
 
SINGLES

It'a sin (1987)

IT’S A SIN 1987 7"/12"/MCD/K7 UK chart #1
1.It's A Sin [4:59] 2.It's A Sin (Disco Mix) [7:39] 3.It's A Sin (Remix) [8:18] 4.It's A Sin (Phil Harding Latin Vocal Mix) [9:14] 5.It's A Sin (Phil Harding Latin Dub Mix) [4:20]
1.You Know Where You Went Wrong [5:51] 2.You Know Where You Went Wrong (Rough Mix) [6:38]
« It’s a sin » est une chanson confession où Neil y admet ses péchés et tentations, mais en sa défense, accuse l’église et/ou Dieu de faire des péchés de tout et rien :
« Tout ce que j’ai pu faire, Tout ce que je ferai, Partout où j’ai pu aller, Partout où j’irai, C’est un péché ! »
Dans la vidéo, on y voit même une personnification des 7 péchés capitaux : l’Envie, la Colère, l’Avarice, la Luxure, la Paresse, l’Orgueil et la Gourmandise.
Célèbre pour sa production épique et grandiose (qui fi nit carrément par le sample d’un compte à rebours de la Nasa !), ce fut le premier single d’Actually et à ce jour, un de leur plus gros hits. La chanson attira l’attention des médias, ainsi que certains leaders religieux, heureux de voir le sujet du péché remis au goût du jour ! Neil, bien qu’étant catholique non pratiquant, a voulu intégrer à la toute fin du morceau le texte d’une messe latine.
Pour finir, Neil a dit que ça lui a pris seulement 15 minutes pour écrire cette simple chanson, un de leurs plus gros tubes ! Mystères de l’art et de l’inspiration...

What have I done to deserve this ? (1987)

WHAT HAVE I DONE TO DESERVE THIS? (with Dusty Springfield) 1987 7"/12"/MCD/K7 UK chart #2
1.What Have I Done To Deserve This? [4:19] 2.What Have I Done To Deserve This? (Extended Mix) [6:49] 3.What Have I Done To Deserve This? (Disco Mix) [8:08] 4.What Have I Done To Deserve This? (Reprise) [0:57] 5.What Have I Done To Deserve This? (Shep Pettibone Remix) [8:28] 6.What Have I Done To Deserve This? (Dub Mix) [7:17]
1.A New Life [4:55]
« What have i done to deserve this » a une histoire assez inhabituelle, ses origines remontant à la période où Neil travaillait en tant que journaliste pour le magazine ado Smash Hits. En rentrant chez lui un soir, lui vint un « rap » qui allait devenir la séquence « What have I, what have I... ». La chanson finale fut écrite en trois parties bien distinctes : Chris composa le motif récurent qui ouvre le morceau, Neil les couplets et le compositeur Alee Willis, le pont (« Since you went away... »). La chanson aurait même pu être incluse sur leur premier album mais les Boys furent incapables d’organiser le duo en temps et heure. Neil était fan de Dusty Springfield depuis longtemps et ce fut leur premier choix à lui et Chris.
La chanson prend la forme d’un dialogue entre les deux personnages que jouent Neil et Dusty. Neil a un jour écrit : « J’imagine que ces deux personnes travaillent dans le même endroit, la femme plus âgée étant la directrice d’une agence et l’homme, son employé. Ils ont une relation et se séparent.. et ils le regrettent alors tous les deux. »

Rent (1987)

RENT 1987 7"/12"/MCD/K7 UK chart #8
1.Rent (Album Version) [5:09] 2.Rent (Single Version) [3:35] 3.Rent (Extended Mix) [7:06] 4.Rent (Dub Mix) [6:06]
Want A Dog [4:57] 2.I Want A Dog (Introspective Version-edit) [3:58] 3.I Want A Dog (Introspective Version) [6:15] 4.I Want A Dog (Techno Funk Mix) [4:07]

« Rent » est sans doute la chanson la plus controversée que les Boys aient écrit. Souvent vus comme étant les propos d’un « garçon à louer » (un « rent boy » en anglais signifiant un prostitué mâle), Neil au départ a strictement renié cette interprétation, en affirmant qu’il avait écrit les paroles d’un point de vue féminin (et en effet, Liza Minnelli a plus tard repris la chanson sur son propre album). En 2002, dans son essai « Queen Theory : notes on the Pet Shop Boys », le critique Ian Balfour a affirmé qu’une version antérieure et inédite contenait des allusions pointant Elton John comme le « loueur » de garçons, mais les Boys ont dû réécrire les paroles craignant des difficultés d’ordre légal (et ils ont bien fait, vu qu’Elton John a condamné des journaux à scandales qui colportaient de telles rumeurs et a gagné le procès). Tout récemment, dans un programme télévisé anglais (Hardtalk extra), Neil a fi nit par affi rmer que lui et Chris avaient fait exprès de choisir ce titre provocateur, car ils savaient qu’il serait associé au mot « rent boy », l’ambiguïté ayant donc été sciemment voulue dès le départ.

Quoiqu’il en soit, les paroles traitent des sentiments mitigés qu’éprouve le narrateur à être « entretenu » par la personne dont il/elle est amoureux(se). Tour à tour mercenaire et tendre, la chanson invite à partager ces tourments, en enterrant la morale entre les arrangements sexuels et financiers.

Sorti comme 3ème single d’Actually, ce fut un hit en Angleterre et ailleurs, mais le titre ne fut même pas commercialisé aux Etats-Unis, les Boys et leur maison de disque craignant d’être incompris.
Une dernière interprétation voudrait que cette chanson soit vue de la perspective de Chris et Neil qui s’adresseraient à leurs fans, ceux qui achètent leurs disques et qui par conséquent leur payent leur loyer !

Always on my mind (1987)

 
ALWAYS ON MY MIND 1987 7"/12"/MCD/K7 UK chart #1
1.Always On My Mind (Love Me Tender / Demo Version) [4:04] 2.Always On My Mind [3:59] 3.Always On My Mind (7" Instrumental) [3:59] 4.Always On My Mind (Extended Dance Version) [8:07] 5.Always On My Mind (Remix) [5:55] 6.Always On My Mind (Dub Version) 7.Always On My Mind (Shep's Holiday Mix) [5:19] 8.Always On My Mind (Shep's House Mix) [7:19]
1.Do I Have To? [5:14]
Les PSB, alors à l’apogée de leur popularité, furent parmi les invités d’une émission de Tv anglaise qui commémorait le 10ème anniversaire de la mort d’Elvis Presley. Il fut demandé à chaque artiste d’interpréter live une chanson célèbre du répertoire du King. N’étant pas particulièrement fans d’Elvis, les Boys n’étaient pas très chauds au départ, mais finalement décidèrent de relever le défi . Ils choisirent d’interpréter « Always on my mind », un des derniers succès de Presley (qui fut la première fois chantée par Brenda Lee en 1972). Une des raisons selon Chris fut que cette chanson faisait partie de la période Vegas - fin de carrière du King, qu’il préférait à ses succès rockabilly des années 50. Bien que Neil et Chris pensèrent ne la jouer qu’une seule fois, la chanson fut si populaire et la réaction et demande du public si grandes qu’ils décidèrent de la sortir en single pour leurs fans. Ce fut leur première reprise.
Rapidement, les critiques commentèrent leur performance quasi mécanique et froide, alors que celle d’Elvis était plus tendre. En fait, la chanson, dans l’esprit des Boys prend une toute autre interprétation et signifi cation. Si on y regarde de plus près, les paroles peuvent même devenir sournoises, dans le genre : « Ok, j’ai pas été correct avec toi, je t’ai maltraité, mais tu devrais être heureux qu’au moins je pensais à toi ! ». On a même remarqué que la dernière phrase que prononce Neil dans la version d’Introspective est : « Peut-être que je ne t’aimais pas... » suggérant une constatation finale du narrateur, qui n’a sans doute jamais aimé la personne à laquelle il s’adresse, malgré ses efforts de se persuader du contraire.
Quoiqu’il en soit, cette reprise fut un énorme tube, un des plus grands de leur carrière. La version extended d’Introspective comprend un court remix de la chanson intitulé « In my house », se référant à la house music de l’époque.

Heart (1988)

HEART 1988 7"/12"/MCD/K7 UK chart #1
1.Heart (Album Version) [3:58] 2.Heart [4:16] 3.Heart (Shep Pettibone Version) [4:12] 4.Heart (Disco Mix) [8:27] 5.Heart (Dance Mix) [6:08] 6.Heart (12" Remix) [8:55] 7.Heart (Dub Mix) [5:15]
1.I Get Excited You Get Excited Too [4:53]
Avec « Heart », Neil et Chris avaient en tête de faire un grand tube dance, façon 80, et beaucoup diront qu’ils ont admirablement réussit. Ils avaient aussi l’intention de le proposer à Madonna, mais ont abandonné le projet, de peur de son refus. On peut très facilement l’imaginer chanter ce titre, du style de ses tubes fin années 80.
Le thème de cette chanson est une simple confession de Neil «assez adorable et sincère» selon ses propres mots, qui démontre combien il est amoureux : son coeur «se met à défaillir», « à battre une fois sur deux », chaque fois qu’il voit l’objet de son affection.
Pour promouvoir le quatrième et dernier single de Actually, les Boys sont apparus dans ce qui est sans doute la plus cinématographique de toutes leurs vidéos, avec Ian McKellen en guest, en tant que vampire, inspiré de Dracula.

Domino dancing (1988)

 
DOMINO DANCING 1988 7"/12"/MCD/K7 UK chart #7
1.Domino Dancing [4:17] 2.Domino Dancing (Disco Mix) [7:41] 3.Domino Dancing (Alternative Mix) [4:45] 4.Domino Dancing (Base Mix) [5:53] 5.Domino Dancing (Demo Version) [4:45]
1.Don Juan [3:53]
Neil a dit que le titre de « Domino dancing » lui a été inspiré durant un séjour dans l’île de Sainte Lucie, dans les Caraïbes : « Le soir, il n’y avait rien d’autre à faire que jouer aux dominos ; un de nos amis qui nous accompagnait (le défunt Peter Andreas, qui fut à cette époque leur assistant personnel et le colocataire de Chris) nous battait à chaque partie et il avait alors l’habitude de faire sa « danse de la victoire ». Malgré son origine prosaïque, « la danse du domino » devint la métaphore que Neil employa pour décrire ce qui se passait dans les premiers temps de crise, à l’heure du Sida : de jeunes personnes insouciantes qui dansaient et qui finissaient par « tomber » malades, tomber comme des rangées de dominos.
Neil et Chris sont allés à Miami pour travailler avec le producteur Lewis Martinée, célèbre à l’époque pour ses productions latino/pop et dont ils admiraient le travail, et la chanson en fut le résultat. C’est grâce à Martinée qu’ils ont également collaboré avec le groupe de dance latin, « The Voice in fashion », qui ont fait les choeurs sur la chanson (les « all day, all day... » du refrain, c’est eux !).
La vidéo fut tournée à Puerto Rico par Eric Watson, et devint célèbre pour ses images teintées d’homo érotisme, bien que le scénario présentait une histoire hétérosexuelle : la scène finale des 2 jeunes hommes, torses nus, dans les vagues, qui en viennent aux mains, laissait suggérer plus que leur compétition pour gagner le coeur de la fille qu’ils étaient censés convoiter durant tout le clip...
     
 
 
 
 
 
 
   
   
   
   
   
Twenty Something (2016)
   
   
   
Auteur des analyses des chansons: Giacomo Chighine basé sur des commentaires écrits par Wayne Studer. voir Traductions