PET SHOP BOYS IN PARIS
 
SINGLES

Where the streets have no name [I can't take my eyes of you] (1991)

 
WHERE THE STREETS HAVE NO NAME (I CAN’T TAKE MY EYES OFF YOU)/HOW CAN YOU EXPECT TO BE TAKEN SERIOUSLY? 1991 7"/12"/MCD/K7 UK chart #4
1.Where The Streets Have No Name (I Can't Take My Eyes Off You) [4:33] 2.Where The Streets Have No Name (7" Full Length Mix) [5:35] 3.Where The Streets Have No Name (Extended Mix) [6:44] 4.Where The Streets Have No Name (12" Dance Mix) [7:35] 5.Where The Streets Have No Name (Red Zone Mix) [6:18] 6.Where The Streets Have No Name (Sound Factory Mix) [4:37] 7.Where The Streets Have No Name (Eclipse Mix) [1:38] 8.Where The Streets Have No Name (SKA Reprise) [2:59]
1. How Can You Expect To Be Taken Seriously? (mo mo mix) [6:51] 2.How Can You Expect To Be Taken Seriously? (ragga zone mix) [6:27] 3.How Can You Expect To Be Taken Seriously? (extended mix) [6:03] 4.How Can You Expect To Be Taken Seriously? (classical reprise) [3:06]

1.Bet She's Not Your Girlfriend [4:26] 2.I Want A Dog (techno funk mix) [4:07]

« How can you expect to be taken seriously ? » est une chanson sarcastique sur les prétentions qu’ont certaines rock stars de croire qu’elles vont sauver le monde. Comme les Boys n’ont bien entendu pas fait de name-dropping, les spéculateurs ont cité Bono et Sting entre autres, mais Neil a affirmé que ce n’était aucun artiste en particulier.
Ce fut leur 3ème single, couplé en double face A avec un morceau, inédit alors : « Where the Streets have no name (I can’t keep my eyes off you) ». La version de « Seriously » qu’on trouve sur l’album a beaucoup emprunté à la vague “new jack swing” dont Bobby Brown était le chef de file, alors que les versions vidéo et single, remixés par Brothers In Rhythm, furent différentes.
Dans la vidéo, on y voit Neil jouer le rôle d’une rock star prétentieuse qui prêche la bonne parole.

Jealousy (1991)

 
JEALOUSY 1991 7"/12"/MCD/K7 UK chart #12
1.Jealousy [4:17] 2.Jealousy (Album Version) [4:47] 3.Jealousy (Extended Mix) [7:54]
1.This Must Be the Place I Waited Years To Leave (Extended Mix) [7:23] 2.This Must Be the Place I Waited Years To Leave (Extended Mix) [9:28]
1.Losing My Mind [4:35] 2.Losing My Mind (Disco Mix) [6:08]
Bien qu’il soit le morceau de clôture de Behaviour, « Jealousy » remonte à bien des années auparavant. En fait, c’est même la toute première chanson que Neil et Chris aient écrite ensemble et elle détient ainsi une place spéciale dans l’histoire des Pet Shop Boys. Les Boys avaient d’abord prévu d’en inclure une première version sur l’album Actually, mais ils n’ont jamais pu le faire.
Le protagoniste de la chanson n’est pas une innocente victime. En fait, avec ses incessantes questions sur le comportement de son amant (« Où es-tu allé? Tu as vu qui ?»), on a bien l’impression que c’est lui qui a conduit son partenaire à la rupture. La jalousie est une émotion très destructrice. Les cordes de la chanson renvoient à la sur-dramatisation des propos que nous livre le narrateur.
Dans la version extended (qui apparaît en bonus track sur le cd single), Neil cite brièvement « Othello » de Shakespeare : une tragédie dans laquelle l’insidieuse et injustifiée jalousie est poussée à sa logique extrême, produisant meurtre et suicide...

Dj culture (1991)

DJ CULTURE 1991 7"/12"/MCD/K7 UK chart #13
1.DJ Culture [4:13] 2.DJ Culture (Extended Mix) [6:52] 3.DJ Culturemix [5:46]
1.Music For Boys [3:35] 2.Music For Boys (Part 2) [6:11] 3.Music For Boys (Part 3) [5:34] 4.Music For Boys (Chris Lowe remix) [6:40] 5.Overture To Performance [6:15]
« Dj Culture » est un commentaire sur la société actuelle et en outre sur les gens qui ne s’acceptent pas tels qu’ils sont (« comme Liz avant Betty » se référant à Elizabeth Taylor avant son séjour à la clinique Betty Ford, célèbre pour soigner les stars en « rehab », et « elle avant Sean » pointant Madonna du doigt, après son mariage avec Sean Penn). Les Boys commentent la dérive de notre société, qui pousse les gens à vivre en-dehors de la réalité, « vivant sur un satellite imaginaire », et laisse les medias leur dicter ce qu’ils doivent penser, sentir, croire et même comment agir...
Neil a fait remarquer que « l’essence de la chanson au départ est le manque de sincérité » et combien George Bush (père) agissait comme s’il était Winston Churchill durant la Guerre du Golfe en 1991. Il faisait sans cesse référence à la Deuxième Guerre Mondiale et à ce que Churchill disait alors, comme un artiste « samplant » les vieux disques qu’il aime. Voilà pourquoi la chanson s’appelle « La culture Dj ».
Dans la vidéo, Neil prend les traits d’Oscar Wilde pour dire la phrase « Et moi, Votre Honneur, puis-je ne rien dire ? » - Wilde étant un penseur indépendant qui fut persécuté par l’état pour non-conformisme - afin d’accentuer le ton critique général de la chanson.

Was it worth it ? (1991)

WAS IT WORTH IT? 1991 7"/12"/MCD/K7 UK chart #24
1.Was It Worth It? [4:22] 2.Was It Worth It? (12" Remix) [7:12] 3.Was It Worth It? (Dub Version) [5:15]
1.Miserablism [4:11] 2.Miserablism (Electro Mix) [5:35]
Neil a indiqué qu’ils se sont mis pleinement en mode « Stock/Aitken/Waterman » pour « Was it worth it ? », leur empruntant leur musique high energy et un rien house du début des années 90. Beaucoup disent que c’est la chanson où Neil a fait son « coming out », bien que les Boys l’aient enregistrée trois ans avant qu’il ne le fasse officiellement. Neil y affirme : « Je me réserve le droit de vivre ma vie comme je l’entends ».
C’est une chanson très optimiste et positive, face à tous les obstacles de la vie, sociaux et autres. A la question que pose le titre «Est-ce que ça en valait le coup?», Neil répond : « Oui, ça en valait la peine... ».
Pour la petite histoire, le seul morceau de Discography qui soit sorti en single une fois l’album parut, fut un de ceux qui ont le moins bien marché dans les charts anglais. Ceci expliquant sans doute pourquoi les Boys l’aient oublié dans leur deuxième best of « PopArt », bien que sa vidéo, elle, où Neil chante parmi une foule de drag queens, soit sur le support Dvd !

Can you forgive her ? (1993)

CAN YOU FORGIVE HER? 1993 7"/12"/MCD/K7 UK chart #7
1.Can You Forgive Her? [3:56] 2.Can You Forgive Her? (Swing Version)[4:53] 3.Can You Forgive Her? (Rollo Remix Edit) [3:28] 4.Can You Forgive Her? (Rollo Remix) [6:00] 5.Can You Forgive Her? (Rollo Dub) [4:51] 6.Can You Forgive Her? (MK Remix Edit) [4:00] 7.Can You Forgive Her? (MK Remix) [7:26] 8.Can You Forgive Her? (MK Dub) [5:51] 9.Can You Forgive Her? (MK Bicycle Dub) [5:51]
1.I Want To Wake Up (Album Version) [5:10] 2.I Want To Wake Up (Johnny Marr 1993 Remix) [5:25] 3.I Want To Wake Up (Johnny Marr Groove Mix) [5:53]
1.Hey Headmaster [3:06]
Après la piqûre de rappel que fut le premier best of des Boys, beaucoup pensèrent que les Pet Shop Boys, c’était terminé ! Et arriva l’étonnant « Very » ! Si « Behaviour » est l’album «downtempo » des Boys, « Very » est lui très « up » et optimiste, se caractérisant par ses rythmes eurodisco quasi discontinus. Neil et Chris ont affirmé vouloir en faire un album « mega dance-pop ». Ce fut aussi le premier où ils furent leurs propres producteurs. Neil a fait remarquer qu’il avait écrit la plupart des titres de l’album alors qu’il était « très amoureux », ceci expliquant sans doute le côté résolument « happy » de Very. Boys ! ».
Le résultat fut si brillant qu’il fut cité comme album majeur de 1993 par les critiques et est considéré (jusqu’ici) comme le point d’orgue de la carrière des Boys. Il fut n°1 en Angleterre et le public dans le monde entier en fit un grand succès. Very fut aussi avant-gardiste par sa pochette orange « Lego », qui fut elle aussi récompensée d’un prix. Quant au nom de l’album, Neil et Chris le choisirent car ils considéraient que cette nouvelle collection de morceaux sonnait « very (très) Pet Shop Boys ! ».
Sur « Can you forgive her ? » qui ouvre l’album, on retrouve les arrangements les plus audacieux depuis “It’s a sin” ! Neil y raconte l’histoire poignante mais pathétiquement comique d’un jeune homme refusant d’accepter sa propre homosexualité. Il est constamment harcelé par sa petite-amie, qui est au courant de ses doutes et les utilise contre lui pour obtenir ce qu’elle désire. Neil a insisté sur le fait que ce n’était pas autobiographique !
Comme il l’a fait à maintes occasions, Neil a emprunté le titre de la chanson (mais pas son sujet) à une oeuvre littéraire, ici une nouvelle d’Anthony Trollope.

I wouldn't normally do this kind of thing (1993)

I WOULDN’T NORMALLY DO THIS KIND OF THING 1993 7"/12"/MCD/K7 UK chart #13
1.I Wouldn't Normally Do This Kind Of Thing (Album Version) [3:04] 2.I Wouldn't Normally Do This Kind Of Thing (Beatmasters Radio Edit) [3:59] 3.I Wouldn't Normally Do This Kind Of Thing (Beatmasters 7") [4:45] 4.I Wouldn't Normally Do This Kind Of Thing (Extended Nude Mix) [7:49] 5.I Wouldn't Normally Do This Kind Of Thing (Grandballroom Mix) [6:32] 6.I Wouldn't Normally Do This Kind Of Thing (Club Mix) [7:10] 7.I Wouldn't Normally Do This Kind Of Thing (Wild Pitch Mix) [8:22] 8.I Wouldn't Normally Do This Kind Of Thing (Wild Pitch Dub) [7:45] 9.I Wouldn't Normally Do This Kind Of Thing (Wild Tribal Beats) [3:49] 10.I Wouldn't Normally Do This Kind Of Thing (Voxigen Mix) [6:25]
1.Too Many People [4:19] 4:58 2.Violence (hacienda version) [4:58] 3.West End Girls (sasha remix) [7:45]
« I wouldn’t normally do this kind of thing » est une chanson simple et très mélodieuse qui célèbre la joie que l’on ressent quand on tombe éperdument amoureux, pour la première fois. La chanson est extrêmement bien construite, avec ses couplets en parallèles, chacun demandant à l’auditeur de poser une question, à laquelle le narrateur est heureux de répondre.
Très vite, les critiques comparèrent la chanson à celles des Beatles, ce qui peutêtre inspira la vidéo de ce qui allait devenir leur 3ème single. On retrouve même, dans le remix des Beatmasters, des instruments qui rappellent « Penny Lane » (percussions à l’envers, trompettes, et tambourins Indiens). Certains remixes contiennent également une « fausse fin », une feinte que les Beatles adoraient (qu’on retrouve sur « Hello, Goodbye » et « Strawberry Fields Forever » entre autres).
La vidéo est un moment fun avec Neil et Chris portant perruques « mod-top » et costumes sixties et faisant de nombreuses choses que « normalement, ils ne feraient pas » (comme se battre avec des bâtes de baseball !). Le clip est un mélange de futurisme, par la 3D, et de psychédélisme d’antan. Neil affirma alors : « Je suis sûr que si les Beatles s’étaient formés en 1983, ils auraient été un duo. John et Paul utiliseraient des synthétiseurs et des boîtes à rythmes à la place de George et Ringo ».
Concept fascinant, excellente production, single terrible, un des summums de la carrière des Pet Shop Boys.
     
 
 
 
 
 
 
   
   
   
   
   
Twenty Something (2016)
   
   
   
Auteur des analyses des chansons: Giacomo Chighine basé sur des commentaires écrits par Wayne Studer. voir Traductions