PET SHOP BOYS IN PARIS
 
SINGLES

Left to my own devices (1988)

LEFT TO MY OWN DEVICES 1988 7"/12"/MCD/K7 UK chart #4
1.Left To My Own Devices [4:43] 2.Left To My Own Devices (Introspective Version) [8:10] 3.Left To My Own Devices (The Disco Mix) [11:27] 4.Left to my own devices (Shep Pettibone Remix) [9:25] 5.Left to my own devices (Device Mix) [7:45]
1.The Sound Of The Atom Splitting [3:37] 2.The Sound Of The Atom Splitting (Extended Version) [5:13]
Il y a beaucoup à dire sur « Left to my own devices ». D’abord, on pourra noter que cette récitation d’événements quotidiens, avec son traitement orchestral et dance, donne un air furieusement gay et épique à la chanson. Les Boys voudraient-ils nous indiquer que la vie de tous les jours est épique en soi ? Un critique anglais a par ailleurs décrit cette chanson comme étant le récit, emprunt de détachement, et le portait très réaliste, de ce que peuvent être les journées d’une personne «se sachant différente».
Les éléments autobiographiques sont nombreux : Neil a admis par exemple qu’enfant, il avait vraiment joué au « général partisan » - les Roundheads faisaient partie de l’armée du Parlement, qui combattait ardemment les forces du Roi Charles 1er lors de la guerre civile anglaise (les Pet Shop Boys ont toujours été anti-monarchistes). On a aussi rapporté que la mère de Neil fut très attristée quand elle entendit pour la première fois la chanson (surtout quand il dit : « J’étais un enfant solitaire »), à la seule idée que son fils ait pu avoir une enfance difficile.
Quant au célèbre couplet, sans doute le plus souvent cité : « Mais dans un coin de ma tête, j’entendais au loin Che Guevara et Debussy sur un rythme disco », qui mêle romantisme (par l’orchestration) et modernité (par le rythme), bien que ce fut une idée de Trevor Horn, le co-producteur de la chanson, c’est un bon condensé de ce que peut être le style musical des Boys : de la dance sensible et intelligente. Et il y a ce refrain : « Je pourrais t’aimer, si j’essayais...et livré à moi-même, je le ferais probablement », confession de Neil, un rien blasée et hésitante, sur l’amour.
A noter que le titre est une expression idiomatique commune pour les Anglais mais inusitée par les Américains.

It's alright (1989)

IT’S ALRIGHT 1989 7"/12"/MCD/K7 UK chart #5
1.It's Alright [4:18] 2.It's Alright (Introspective Version - Edit) [3:41] 3.It's Alright (Introspective Version) [9:24] 4.It's Alright (Extended Disco Version) [8:47] 5.It's Alright (Alternative Mix) [4:46] 6.It's Alright (Extended Dance Mix) [10:34] 7.It's Alright (Sterling Void Mix) [5:34] 8.It's Alright (Tyree Mix) [8:55]
1.One Of The Crowd [3:54] 2.Your Funny Uncle [2:16]
« It’s alright » fut d’abord enregistrée par un de ses co-auteurs, Sterling Void. Neil et Chris entendirent le titre, l’apprécièrent et décidèrent d’en faire une reprise. C’est une chanson puissante sur l’immortalité de la musique, la force qu’elle donne à l’humanité en la maintenant dans l’espoir, face à des problèmes planétaires de tout ordre. Neil a même ajouté des paroles supplémentaires à la chanson, de nature encore plus écologique :
« Les forêts disparaissent à vue d’oeil, La Terre se meurt et le désert la remplace, Des peuples sous pression, A deux doigts de la famine, J’espère que tout ira bien »
La version de l’album est dominée par un simple piano répétitif, mais sur le single, remixé par Trevor Horn, le piano a été remplacé par une ligne de synthé plus élaborée. Certains remixes comprennent encore plus de paroles ajoutées par Neil, incluant des références à « un homme d’état à un carrefour ». Certains y ont vu une allusion au dictateur Ceaucescu, mais Neil a affirmé qu’il s’agissait en fait de Mikhaïl Gorbatchev et des changements qu’il opérait pour l’Union Soviétique (et le monde en général). Quant à la vidéo et ses bambins, elle représente parfaitement les paroles de la chanson, l’enfant représentant l’espoir pour l’humanité future.

So hard (1990)

SO HARD 1990 7"/12"/MCD/K7 UK chart #4
1.So Hard [3:56] 2.So Hard (9" Mix) [5:00] 3.So Hard (Extended Dance Mix) [6:30] 4.So Hard (Dub Mix) [7:30] 5.So Hard (KLF vs. Pet Shop Boys) [5:27] 6.So Hard (Radio Mix) [3:25] 7.So Hard (12" Remix) [6:20] 8.So Hard (Red Zone Mix) [7:42] 9.So Hard (Eclipse Mix) [4:00]
1.It Must Be Obvious [4:21] 2.It Must Be Obvious (UFO Mix) [9:22]
« So hard » fut le 1er single de Behaviour et comme tous leurs premiers singles, il sortit bien avant l’album. C’est une chanson marrante et triste à la fois, sur les infidélités mutuelles d’un couple, qui résultent en une rupture de confiance de l’un envers l’autre.
On ne peut s’empêcher, à lire les paroles, de penser que les deux protagonistes de la chanson se méritent, la meilleure phrase étant : « On a tous les deux arrêté de fumer, parce que c’est mortel, alors à qui sont ces allumettes ? »
Neil a confirmé ce qui pendant longtemps fut une rumeur : à certains endroits de la chanson, c’est bien un sample tiré d’un film porno qui prononce « so hard »! Il faut bien tendre l’oreille pour l’entendre dans la version single et celle de l’album mais sur certains remixes (le « Red zone mix » en particulier) on peut l’entendre distinctement. Certains disent que c’est un homme, Neil a affirmé que c’est une femme. Aussi, ceux qui avaient vu un jeu de mot grivois dans le titre avaient bien raison.

Being boring ( 1990)

BEING BORING 1990 7"/12"/MCD/K7 UK chart #20
1.Being Boring [4:50] 2.Being Boring (Album Version) [6:48] 3.Being Boring (Extended Mix) [10:36] 4.Being Boring (Marshall Jefferson Remix) [9:01]
1.We All Feel Better In The Dark [3:59] 2.We All Feel Better In The Dark (Extended Mix) [6:42] 3.We All Feel Better In The Dark (After Hours Climax) [5:18] 4.We All Feel Better In The Dark (Ambient Mix) [5:18]
« Being boring » fut inspiré par une citation de Zelda Fitzgerald, la femme de l’auteur américain Scott Fitzgerald (« ...la femme de quelqu’un, un écrivain célèbre dans les années 20...) qui disait: « Elle refusait de s’ennuyer fermement parce qu’elle n’était pas ennuyeuse. Elle était consciente que ce qu’elle avait accomplit était ce qu’elle avait toujours eu envie de faire. » Le fait que Neil ait trouvé cette citation inspirante est très révélatrice : il l’utilise comme tremplin d’une réflexion sincère sur le tournant que sa vie a pris, rendue douce par le succès et la gloire mais amère aussi à cause du Sida, qui a provoqué dévastation personnelle et sociale. Neil a affirmé que cette chanson a été inspirée en particulier par la mort de son ami de toujours, Chris Dowell, des suites de cette maladie, dont l’enterrement lui avait aussi inspiré « Your funny uncle ».
Les Pet Shop Boys ont cité cette mélancolique et magnifique chanson comme l’une de leurs plus grandes réussites. La mélodie et les arrangements sont non seulement magistraux, mais Neil a également écrit ses paroles les plus touchantes : « Je n’ai jamais rêvé que je pourrais être la créature que j’ai toujours voulu être. » (Notez encore une fois l’influence de Zelda F.)
Dans une version raccourcie, cette chanson a servi de second single à leur 3ème album, Behaviour. La vidéo l’accompagnant, réalisée par Bruce Weber, fut célèbre à l’époque pour ses nus masculins et son noir&blanc très esthétique. À présent, comme la chanson elle-même, elle est reconnue comme un classique du genre.
     
 
 
 
 
 
 
   
   
   
   
   
Twenty Something (2016)
   
   
   
Auteur des analyses des chansons: Giacomo Chighine basé sur des commentaires écrits par Wayne Studer. voir Traductions